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Black Images, Inc. Toronto, Canada 1972-1975

Black Images

Founded in 1972 by elusive, visionary editor, Jamaican-born Rudolph “Rudy” Murray – and his literary alter ego, M. Lacovia. Murray, Black Images: A Critical Quarterly of Black Arts and Culture was seminal in the development of Black Canadian culture. While early issues combined coverage of Toronto’s Black arts scene with reactionary polemics and theoretical expositions on pan-African culture, the launch of the second volume in 1973 heralded a break with racial nationalism and an attempt to chart an often more scholarly and more diverse, pluralistic, and complex set of aesthetic and formal lineages of black literature. This shift was reflected in the publication’s design which moved from conceptually bold experimentations towards more a standard and readable digest format.

Through these changes at Black Images, Rudy Murray remained a constant, though perhaps paradoxically, anomalous, figure. For reasons unknown, Murray adopted the pen name R.M. Lacovia and in the brief period of Black Images existence, writing as Lacovia, produced a body of writing that is astonishing in its breadth and original in its approach, yet remains practically unknown today. Murray contributed to almost every issue of Black Images until its closure in 1975, at which time he apparently stopped writing altogether.

Despite its short life span and continued obscurity, Black Images remains the most audacious and smart Black journal to have emerged from the white north.

traduction française par Scarlett Antonio

Dans un essai intitulé “Roforofo Fight” (le combat de Roforofo), l’expert en politique oppositionnelle, Yomi Durotoye décrit la vie de Fela Anikulapo-Kuti, un activiste et musicien légendaire, comme un “combat roforofo, épique et fendu par la contradiction contre la domination postcoloniale.” La citation se réfère à la chanson de Fela 1972, “Roforofo Fight”, dans laquelle le roi du rythme afro décrit une bataille à partir de laquelle aucun participant ne sort sans souillure; un tournoi de médisance. Pour Fela, Roforofo était une métaphore puissante qui captura le besoin urgent pour construire des stratégies contraires et radicales afin de résister à la domination continue de colonialisme. Comme l’expliquait Fela, Parce que nous traitons avec des gens corrompus, nous devons être retors avec eux.”

Tout le long de sa vie, la ruse de Fela était jouée à différents endroits et avec différentes armes: la scène, la maison, la rue, le studio. Une de ses mouvements typiquement “rusé” était de tourner les outils du colonialisme et capitalisme contre leurs maîtres. Détournant l’interdiction de rédaction au Nigéria, état avec une presse contrôlée d’une manière prédominante, Fela commença ainsi à acheter des espaces publicitaires dans les journaux quotidiens et hebdomadaires tels que The daily Times et The Punch afin de publier des colonnes politiquement engagées. Editées dans les années 1970 et au début des années 1980 sous le titre, Chief Priest Say, ces colonnes étaient essentiellement des extensions des fameuses “Sessions Yabi” de Fel, rituels conscience-élévation mot-son, avec lui-même comme “prêtre chef”, conduits dans sa discothèque au Lagos, le Lieu saint Africain. Organisé autour d’une interprétation militairement Afro-centrée de l’histoire et l’essence de la beauté noire, Chief Priest Say mettait l’accent sur le rôle de l’hégémonie culturelle dans l’assujettissement continu des africains. Employant un genre de malléabilité, un penchant filou pour les jeux de scène et de langage, détruisant petit à petit la satire sociale, incantations et invocations, les écrits de Fela constituèrent une symphonie littéraire de dissentiment et de résistance. Des dénonciations explosives du “comportement criminel” du gouvernement Nigérien, la nature “exploiteuse” de l’Islam et du Christianisme et les multinationales “néfastes”, aux destructions spirituelles de la médecine occidentale, des noirs islamiques, du sexe, de la pollution et de la pauvreté  rien n’était sauvegardé du stylo fallacieux de Fela.

Chief Priest Say a finalement été annulé, en premier par Daily Times, puis par Punch, ostensiblement en raison de non-paiement mais comme de nombreux commentateurs l’ont spéculé plus vraisemblablement parce que les rédacteurs respectifs du journal étaient placés sous la pression de plus en plus violente par le gouvernement qui était déterminé à mettre Fela sous silence.

PEOPLE

  • Fela Anikulapo-Kuti
  • Artist and political activist Ghariokwu Lemi, who designed many of Fela’s album covers, also designed several “Chief Priest Say,” columns in the mid-1970s.

RE/SOURCES

  • Durotoye, Yomi. “Roforofo Fight”, Fela: From West Africa to West Broadway, Schoonmaker, Trevor (ed.), Jacana Media, 2003
  • Veal, Michael E. Fela: The Life & Times of an African Musical Icon, Temple University Press, 2000.
  • Olaniyan, Tejumola. Arrest the Music!: Fela and His Rebel Art and Politics, Indiana University Press, 2004
  • Kuti, Fela. Roforofo FightJofabro / Editions Makossa / Pathe Marconi, 1972.
  • Chimurenga Volume 8: We’re all Nigerian!, Dec 2005.
  • Idowu, Mabinuori Kayode. Fela: Why Blackman Carry Shit, Opinion Media, 1986.
  • Olorunyomi, Sola. Afrobeat!: Fela and the Imagined Continent
  • Edjabe, Ntone. “Why Blackman dey carry shit”, Chimurenga Vol 1: Music is the Weapon, April 2002
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